Unilever supprime AMORA MAILLE de Dijon

Publié le par Salariés Amora-Maille FO et CFDT

UNILEVER supprime AMORA-MAILLE de DIJON

 

La moutarde, la mayonnaise, le ketchup ne seront plus fait à DIJON.

 

AMORA-MAILLE, Numéro 1 Français des sauces et des condiments, fût racheté en 2000 pour 715 millions d’euros (4,7 milliards de francs) par le groupe anglo-néerlandais Unilever. Grâce à cette acquisition, Unilever porte sa part du marché européen des produits alimentaires de 9 à 12%.

 

AMORA-MAILLE : C’est  l’usine de Dijon et le centre de recherche R&D avec 184 salariés, c’est le centre logistique situé à Chevigny St Sauveur avec 57 salariés, c’est l’usine d’Appoigny située dans l’Yonne (Cornichons) avec 77 salariés et c’est l’usine de Chevigny avec 192 salariés…

Malgré les dires de Mr LAUREAU , Pdg Amora-Maille, qui minimise ses actes en déclarant aux medias que l’usine de Chevigny, qui prend une partie des activités des Sites qui vont fermer, n’est seulement qu’à 10 Kms de Dijon.
La MOUTARDE de DIJON n’est plus !

 

Nous sommes victimes de la politique des coûts, d’une stratégie industrielle et financière.

Victime d’avoir généré un bénéfice de 22,7 Millions d’euro à un groupe qui a gagné à fin septembre déjà 1 milliard 700 millions d’euros.

Les conséquences de cette stratégie financière sont …

La fermeture de 3 sites sur 4 dans là région Bourguignonne dont celui de la ville de Dijon.

296 suppressions d’emplois au sein AMORA-MAILLE.

 

Et dans l’avenir, concernant la pérennité du site de Chevigny dit, Site de référence du groupe ; si ses projets aboutissent, plusieurs avis divergent…

Mr Novelli, secrétaire d’état chargé du commerce et de l’artisanat affirme à l’Assemblée Nationale, le 25 novembre que Amora serait pérennisé suite a ce projet sur le site de Chevigny… ?

Alors que Mr Colzani, Président Unilever France, n’est pas très rassurant car lors de la réunion du 26 novembre à Paris en compagnie de nos élus et des délégués syndicaux des sites et suite à une question que je lui ai posé sur l’avenir à long terme des emplois ainsi que du symbole Amora Maille à Chevigny St sauveur : il m’a répondu qu’il ne pouvait pas nous assurer la pérennité NON !

 

AMORA-MAILLE est une entreprise aux activités légitimes, efficaces et conquérantes dans le bassin dijonnais.

 

Les projets industrielles et logistiques, proposés par le groupe Unilever pour les entreprises Bourguignonnes, sont dévastateurs pour l’emploi et le symbole Dijonnais.

Nous comptons sur votre soutien  pour manifester le 6 décembre à partir de 15 h pour la sauvegarde de nos emplois et de nos sites.

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G
Ensemble, continuons la mobilisation ! On est avec vous !
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J
Je tiens à vous faire savoir que je vous apporte tout mon soutien. Merci de faire savoir s'il existe aussi une caisse de solidarité. Dès l'annonce le 20 novembre de la fermeture du site historique de Dijon et des autres sites menacés en Bourgogne, j'ai fait paraître un article d'alerte sur mon blog pour non seulement et bien sûr défendre l'emploi, ce que tout le monde doit faire, mais aussi pour défendre notre savoir faire, notre bon goût lié à notre patrimoine culturel et alimentaire : http://joelmekhantar.centerblog.net/6420059-AMORA-UNE-DECISION-DE-MAUVAIS-GOUT-
J'ai également souhaité relayer l'appel à la manifestation de samedi 6 décembre à Dijon à laquelle j'ai participé. Nous étions entre 3 et 5000 nous aurions dû être 150 000 ! Je crois qu'il faut aller plus loin. En tant qu'élu (adjoint au maire de Dijon) j'ai déjà évoqué en municipalité la nécessité pour Dijon de défendre l'utilisation du nom de la ville, lié au savoir faire des moutardiers car ceci est un véritable patrimoine pour lequel nous devons être tous solidaires. (Syndicats, collectivités locales concernées, mais aussi consommateurs, restaurateurs et grands chefs cuisiniers, ...).
Vous trouverez quelques éléments de réflexion dans le même sens sur mon blog avec un billet à cette adresse : http://joelmekhantar.centerblog.net/6552273-MOUTARDE-DE-DIJON-«-MOULT-ME-TARDE-DE-RENTRER-A-DIJON-»-
Professeur de droit, il me semble qu'il doit être possible, en se fondant sur la propriété intellectuelle de défendre juridiquement l'utilisation de la dénomination "moutarde de Dijon".
Je sais bien qu'on nous oppose l'existence d'un procédé technique de fabrication reposant sur un décret de 1937. Il s'agit du décret du 10 septembre 1937 pris pour l'application de la loi du 1er août 1905 sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées alimentaires en ce qui concerne les moutardes. Le deuxième paragraphe de l'article 3 de ce décret, tel qu'il a été modifié par l'article 8 du décret n° 2000-658 du 14 juillet 2000 prévoit que : "Les dénominations "moutarde de Dijon", "moutarde blanche", "moutarde forte" ou "extra-forte" sont réservées aux moutardes en pâtes fabriquées avec des produits blutés ou tamisés. La teneur de ces moutardes en extrait sec total (sel et sucre compris) ne doit pas être inférieure à 28 p. 100 ; la proportion de téguments ayant échappé au blutage ne peut excéder 2 p. 100".

Il s'agit certes d'un procédé de fabrication mais ce procédé repose sur un savoir faire beaucoup plus ancien que l'on peut faire remonter au moins à la devise de Philippe le Hardi (Moulte me tarde de rentrer à Dijon) qui donnera sa devise à la ville "Moulte me tarde" parce que les moutardiers avaient à l'époque (1382 ou 1383) payé une dîme permettant de lever toute une armée de 1000 hommes pour aller délivrer le Comte de Flandres assiégé !

On voit bien l'importance de la profession de moutardier au XIVe siècle ! Quand on sait que c'est encore un dijonnais, Jean Naigeon qui, en 1752 va remplacer le moût de raisin par du vinaigre pour obtenir la fameuse moutarde, on voit à quel point il existe un ancrage profond de ce savoir industriel agro-alimentaire dans notre ville de Dijon.

Dès lors, il faut arriver à fédérer toutes les intelligences, toutes les compétences, toutes les volontés politiques et toutes les énergies pour porter haut et fort, comme la moutarde, (la vraie ! ) ce combat qui va beaucoup plus loin que les 265 ou 296 emplois en cause.

Lundi 15 décembre, le Conseil municipal de Dijon se prononcera sur le Budget. J'espère qu'en cette occasion nous manifesterons plus que de la solidarité avec les salariés pour défendre, au-delà de l'emploi, ce patrimoine essentiel de notre ville et de notre Région.

Partout à l'étranger le nom de Dijon est associé à l'idée de qualité par référence à sa fameuse moutarde.

Il serait pour le moins choquant que des multinationales puissent se servir du nom de notre ville, de notre patrimoine, de notre savoir faire accumulé par des générations d'ouvriers, d'agriculteurs, d'artisans, d'ingénieurs, à des fins de rentabilité.

Qu'ils fabriquent des pots de Sénevé mais qu'ils évitent d'y apposer le nom de "moutarde" et encore moins celui "de Dijon !" si c'est pour nous dépouiller de notre patrimoine, de notre savoir faire et de nos emplois.
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D
Bonjour,
Je soutiens entièrement le combat des salariés de Dijon.
Amora doit être le combat des français en ce temps de crise provoquée par ces multinationales !
Amora doit devenir un exemple - un exemple du patrimoine français sauvé des mains des spéculateurs !
Je vous apporte, à 22.000 kms de la Métropole tout mon soutien.
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B
Bonjour à tous,
Je soutiens tous les employés ddes sites AMORA-MAILLE d'une part parceque j' ai de la famille qui en fait parti mais aussi parceque je trouve que la France n'est guére présente pour ces citoyens Francais!
Es-ce normal de fermer autant de sites dans notre pays sans se soucier de nos familles et d'envoyer tous à l'étranger!!!
Sincérement que va devenir la France dans quelques petites années? Il serait tant d'agir tous ensemble pour soutenir nos familles... Ca peut frapper à votre porte!
Bise cousin et courage
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