un ex salarié Amora Maille Dijon

Publié le par Salariés Amora-Maille

Ex ouvrier de l'usine Amora-Maille de Dijon dans laquelle j'ai exercé les mandats de secrétaire adjoint au Comité d'Entreprise, reprsentant syndical au Comité Central d'Entreprise, secrétaire au CHSCT et délégué du personnel, je me souviens parfaitement du rachat de notre usine par UNILEVER en 2000. Nous avions (les organisations syndicales) interpellé Matrine AUBRY, alors ministre du travail, sur nos craintes d'être racheté par ce groupe Anglo-Néerlandais, grand fossoyeur d'emplois, qu'est UNILEVER.

Symboliquement, une cinquantaine d'ouvrier de l'usine, avions envoyé les cinquante stocks-options que nous offrait le groupe en guise de bienvenue, à notre ministre de tutelle, pour l'alerter sur les méfaits de ce groupe ( le démantellement de l'usine ASTRA-CALVE 1000 emplois supprimés en 10 ans), ces ambitions capitalistes outrancières(situation de monopole dans différents secteurs) et la crainte de voir une marque de prestige, (AMORA-MAILLE) identitaire de toute une région, voire d'un pays, tomber sous le giron d'un fabriquant de lessive avec les conséquences dramatiques que l'on présageait. La réponse se fit attendre encore et encore. La ministre n'avait visiblement cure de s'occuper d'une poignée d'irréductibles Bourguignons décidés à ne pas laisser s'enfoncer leur usine dans les méandres d'UNILEVER, grand présdigitateur, passé maître en disparition d'emplois, expert en manipulation de chiffres en maîtrisant le principe des vases communiquants et dépouilleur de process et brevets de fabrication.

Pas un mouvement de cils, pas un petit doigt levé à l'époque des faits pour sauver Amora d'une mort annoncée et décriée!



AMORA, en son temps, ta ministre du travail t'a délaissé.visiblement trop occupée dans son fauteuil ministériel, elle n'a daigné te venir en aide et te sauver des griffes des grands argentiers.

Aujourd'hui on annonce ta mort prochaine. Pas de sursis, pas de guérison possible!

Un petit bout de France qui meurt, un savoir faire qui disparait, une page dijonnaise qui se tourne et 300 employés sur le carreau.

Ecoeurement!



Pour finir, un petit mot à l'ancienne ministre du travail.



Madame, je suis un socialiste, mais pas adhérent au parti socialiste. Nuance!

Vous ne représentez ni moi ni les socialistes de France et de Navarre!

Vous ne représentez pas la gauche française!

Vous ne représentez que votre tout petit électorat!

200 000 militants au ps, 137 400 qui votent, 50.2 % qui vous donnent leurs voix soit 71 448 militants.

66 millons de Français! Votre électorat ne représente que 0.1 % de la population Française!

Ne parlez donc qu'en leur nom!



Walter.

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F
bonjour je n'ai pas trouvé la pétition de soutien à signer néanmoins je vous souhaite bon courage pour la suite et vous avez raison de vous battre!
amicalement
floriane du 50
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D
je suis d'accord avec toi, ami!il va falloir trouver d'autres défenseurs!!!!
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P
Meci Walter pour ton soutien.Tu avais vu juste.
M.C.Prouvez
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M
Pouvez vous diffuser que je propose une activité de VDI cumulable avec les Assedics et autres aides afin de pouvoir avoir des revenues complémentaires selon les directives de la loi Madelin......Mon tel est 06 22 10 92 05
Cordialement
M Poinsot
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F
Voilà un article de notre ami Walter qui est très intéressant. Je suis également un ancien ouvrier de l'usine de Dijon que j'ai quitté voici quelques mois, dans laquelle je me suis investit au sein du comité d'entreprise, secrétaire du CHSCT pendant presque 6ans, dans divers groupes de travail à la demande de la direction, mais pour des raisons plutôt personnelles j'ai préféré quitter l'usine de Dijon.
Je ne peux pas énoncer la vie d'autrefois d'AMORA puisque je suis rentré dans la société en février 2000, autant dire au moment ou UNILERVER à mis les pieds ou "plutôt les poings" dans cette société. Je me souviens très bien de la polémique que celà avait engendré et de l'ambiance un peu houleuse par moment, d'ailleurs je m'étais demandé si je devais me faire embaucher ou non. De fil en aiguille on ne peut pas vraiment dire que ça c'est amélioré, avec les départs "volontaires", fermeture et rachat de nos usines de vinaigre....
Quoi qu'il en soit, nos politiciens comprendront ou ne comprendrons pas, pour certains s'en foute royalement, notre président qui avait dit dans sa campagne électorale qu"il ferait tout pour garder ses usines sur le territoire français. Ha voilà de belles paroles, hypocrite évidemment, ça se lit sur sa face, et notre sympatrhique ministre du travail, il en pense quoide tout ça?..
Bref sur ces quelques mots, je suis tout petit, mais je suis là pour vous soutenir mes amis, mes collègues...
COURAGE A TOUS.

Fabrice
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